D'abord le nom
STORYTELLING TRANSMÉDIAS(STTM)
C'est le nom que donne les gens de l'INIS (Institut National de l'Image et du Son) à cette nouvelle manière de communiquer un message qui, à mon sens, combine le plan médias et la scénarisation. Cette technique narrative est particulièrement efficace auprès des usagers immergés dans l'Internet tels les jeune adultes et les adolescents aussi connus sous le nom de générations C et Y.
Le concept a été présenté lors du lancement du projet Columbus.
Le plan médias STTM
Comme son nom l'indique, le plan médias définit l'utilisation des médias et des messages lors d'une campagne de communication. Dans le cas du STTM, il planifie l'utilisation de plusieurs véhicules, dont
- vidéo en ligne

- sites sociaux
- collection de photos en ligne
- blog et forum
- site Internet
- jeux (gaming)
- et toutes les autres formes de médias présents sur le web.
La scénarisation STTM
Le storytelling/scénarisation STTM consiste à raconter une histoire en fragmentant les messages qui la constituent pour les diffuser par les divers médias que nous venons d'énumérer.
C'est-à-dire qu'au lieu de suivre une ligne narrative unique, vous racontez une série de mini-histoires qui, à mesure qu'elles sont découvertes, créent une nouvelle Grande histoire les englobant. On pourrait aussi parler d'une narration en forme de chasse-au-trésor.
Ou encore dire, que les segments, complets en eux-mêmes, forment une nouvelle trame lorsque vus dans l'ensemble.
L'interaction narrative
Cette façon d'écrire en segments parallèles génère un développement interactif puisque l'Internaute se voit offrir la possibilité d'intervenir (en votant ou en commentant). Il y a donc rétroaction et interaction.
La gestion de l'histoire et du projet STTM
Pour gérer cette situation, les storytellers font usage de la Gestion agile. Ce type de gestion a été utilisé pour le développement des logiciels qui se fait par plusieurs équipes travaillant souvent sur des fuseaux horaires différents. Ce cas de figure nécessite un système de synchronisation très évolué afin d'éviter les développements inutiles (et couteux).
Mais que faire avec le storytelling transmédias?
Cette façon de conter une histoire s'adresse tout d'abord aux Internautes.
Plus précisément,
aux jeunes Internautes,
ceux de la génération C à la génération Y,
ceux qui apprécient le gaming et l'ARG (Alternate Reality Game dont nous parlerons prochainement).
Il sert particulièrement bien les "causes" et les "projets de vies".
Dit autrement, il est de première utilité en recrutement et en fidélisation des nouvelles clientèles philanthropiques si difficiles à atteindre par les moyens traditionnels.
Et il est un moyen de communication "naturel" pour les clientèles visées par le recrutement d'étudiants.